‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 64 sur 373 · Correspondance de Rome, t. CCLXXXVI, p · texte numérisé non relu

Correspondance de Rome, t. CCLXXXVI, p

2. Le cardinal d'Estrées au roi, le 14 juillet 1683 {ibid.,t. CCLXXXIX, p. 13-22).

Palatine incorporée dans la Vaticane1, celle des religieux de Saint-François et celle des augustins) ; il fut envoyé avec son manuscrit en Flandre, et il consulta particulièrement Arnauld sur l'usage qu'il en devait faire ; il le fit imprimer à Bruxelles et l'envoya au pape, à la reine de Suède, aux cardinaux Azzolini, Ottoboni,Cibo, Nortfolk, à Casoni, au Père Vanhec, au maître du sacré palais et à deux ou trois autres amis. Dans cet écrit, il soutenait que, lorsque le concile de Constance fit son décret de la supériorité du concile sur le pape, « il n'y avait qu'une des trois obédiences, que les français même s'y opposaient, et qu'il était prouvé par ces mêmes pièces que le concile n'entendit cette supériorité qu'en cas de schisme »2. Il est inutile défaire remarquer que la critique a faitjustice de ces prétextes.

Revenant sur cette dissertation de Scelestat, Servient écrivit, le 3 août, que, d'après ce qu'il avait appris, a l'on pourrait supprimer ces premiers exemplaires pour en retrancher quelques passages, et entre autres un chapitre que le Père Labbe nTa point donné au public, parce qu'on délibéra, contre l'avis des Français, clans le concile de (en) question, d'établir des peines canoniques en cas de réforme et de discipline contre le pape qui serait élu et ses successeurs ; d'où l'on infère qu'on jugeait alors que le concile pouvait établir des peines, et que la dispute qu'on cite sur ce point entre les Français et les Italiens d'une part, et les Allemands de l'autre, n'empêche pas que le concile ne pût déclarer, comme il fit en général, son autorité comme venant immédiatement de Dieu et se soumettant toute personne en cas d'hérésie, de schisme et de réforme, sans en excepter le pape, même sous les peines de droit ». « Ce passage, ajouta Servient, déplaît au palais3. »

1. Cette bibliothèque Palatine est celle que l'électeur de Bavière envoya à Rome après la prise de Heidelberg.

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