‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 67 sur 373 · Ibid., t. CCLXXXVIII, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCLXXXVIII, p

demander aucune satisfaction sur les quatre propositions du clergé, et qu'il affectait de les négliger comme étant condamnées par toute la chrétienté et par beaucoup de docteurs de Paris1. » La vérité était que le pape ne voulait donner aucune satisfaction aux évêques nommés, tant qu'ils n'auraient pas retiré leur adhésion aux quatre articles. Bossuet, dans sa Défense de la Déclaration, a soutenu que la papaulé n'avait combattu que l'acte de l'assemblée et non pas la doctrine', mais tous les documents de cette correspondance diplomatique prouvent à l'évidence que le pape et la curie s'attaquaient à l'acte et à la doctrine.

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Le cardinal d'Estrées, loin de croire à l'apaisement contourné dont parlaient Casoni et Le Camus, avouait que le pape était furieux et qu'il s'imaginait qu'on imposait seulement depuis peu de temps aux bacheliers en théologie la nécessité de soutenir la doctrine de l'assemblée. Le cardinal le détrompa plusieurs fois par des raisons très fortes; mais, ajoute-t-il, « plus elles le pressent, et plus elles l'irritent2... Le pape semble se resserrer de plus en plus, au lieu de s'ouvrir 3. » Le 9 novembre, nouvelle constatation de l'agitation toujours croissante du pape contre les propositions du clergé, par suite de lettres venues du dehors 4.

La camarilla, dans ces circonstances, imagina un nouvel expédient. Des propositions extraites de thèses, d'écrits et de livres de plusieurs docteurs de Louvain,

1. Correspondance de Rome, t. CCLXXXVI, p. 321. Lettre du 21 octobre 1683.

2. Le cardinal d'Estrées au roi, le 19 octobre 1683 (ibid., t. CCLXXXIX, p. 171-177).

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