Le même au même, le 7 décembre 1683 (ibid.. p
assez, qu'il fallait attaquer directement les propositions de l'assemblée comme telles, et qu'agir de la sorte n'était pas attaquer le roi, qui au fond ne se souciait que de la régale *.
Cependant le pape était fort perplexe lui-même ; cette diversité de sentiments dans ses conseillers l'empêchait d'avancer. La découverte qu'il fit aussi des agissements peu sincères des jansénistes de Louvain et du Père Gabrielis, l'ébranla encore 2. En outre, le nonce Ranucci était-il sincère sur ce point en particulier, et était-il aussi modéré avec le pape qu'il cherchait à le paraître avec Louis XIV? Toujours est-il qu'il affectait alors une certaine modératif n ; il était encore à son début et il ne voulait pas se rendre impossible auprès de Sa Majesté. Aussi Louis XIV, après avoir dit de ce prélat qu'il n'était contre la régale que par zèle pour l'exécution des ordres du pape, ajouta-t-il dans sa lettre du 17 décembre au cardinal d'Esirées : « Il en pourrait bien être de même aussi des propositions du clergé de mon royaume, autorisées par ma déclaration; et comme la cour de Rome ne se relâche sur l'une que pour attaquer l'autre plus vivement, je m'assure aussi que vous défendrez toutes les deux avec la même fermeté, que vous ferez voir que le vrai moyen de rétablir une parfaite intelligence entre le saint siège et moi, c'est de demeurer de part et d'autre dans les maximes qui sont établies tant de deçà que de delà les monts, et que, comme on doit être persuadé, au lieu où vous êtes, qu'il n'y a rien qui me soit plus à cœur que le maintien de l 'autorité du saint siège, on peut juger aussi que rien n'y contribuera davantage qu'une bonne et parfaite union de Sa Sainteté avec moi. Sur ce 3. »
C'est dans ce même mois de décembre que l'abbé des Fontaines, docteur de Sorbonne, alors de passage à Rome,