Ibid., t. CCLXXXIX, p
vient public, à vous faire savoir ce que j'aurai résolu1 .» Et le cardinal d'Estrées, comme s'il fût entré clans l'esprit de cette dernière dépêche, sembla, le 14 mars, vouloir repousser toute solidarité avec l'ouvrage de deRoye;il fit remarquer à Louis XIV qu'il y avait, dans cet ouvrage, « des expressions que Messieurs du clergé n'admettraient pas, » et il lui reprocha d'établir l'Église sans mentionner l'état ecclésiastique2. Rome ne pouvait que profiter et s'enhardir dételles faiblesses et de telles hésitations; elle n'y manqua pas et suivit sa ligne. Par exemple, en avril, elle revint à l'affaire des docteurs de Louvain. « Quatre docteurs de Louvain, écrivit le cardinal d'EsIrées, sont arrivés à Florence et viennent ici pour se justifier de toutes les propositions qu'on impute à quelques-uns d'eux et dont on continue l'examen au saint office... On a fait croire au pape qu'ils porteraient à Rome des sentiments agréables h Sa Sainteté, sur la matière delà déclaration du clergé. Ceux qui ont appuyé cette mission auront fait concevoir au pape qu'on pourra se servir de ces docteurs pour porter l'université de Louvain aune explication plus avantageuse à celte cour que celle qui fut faite il y a deux ans et qui ne réussit pas3. » — Rome tint bon aussi clans la question des bulles des évèques nommés ; à la fin de ce même mois d'avril, le duc d'Estrées ayant de nouveau pressé le pape de les faire expédier, il répondit que ces évêques n'étaient pas de saine doctrine; le duc répliqua qu'il avait déjà maintes fois démontré l'erreur de cette assertion; mais le pape l'assura qu'il ne ferait rien contre sa propre conscience4, et en juillet, il lui fit dire par le cardinal Cibo qu'il était prêt à donner des bulles, mais à d'autres sujets'.
1. Correspondance de Rome, t. CCLXXXIX, p. 356-358. 2 lbid., p. 384-387.
3. Dépèche au roi, le 25 avril 1684 (ibid., t. CCXC, p. 36-41).
4. Le duc d'Estrées au roi, le 2 mai 1684 (ibid., t. CGXCI,p. 296- 316).