Dépêche du 4 septembre 1685 (ibid., p
qu'il (n') avait (pas) accordé la nomination de deux évêchés afin qu'on les remplit diquesle genti deWassemblea, qui étaient suspects d'hérésie. Il continua en disant qu'on avait fait depuis peu des violences à Toulouse; qu'onavait dissipé une communauté de filles fort saintes, exilé la supérieure ; qu'on supprimait un collège fondé par un pape ; qu'on voulait qu'il exécutât le concordat, quoiqu'on y manquât en beaucoup de choses ; que l'on forçait tous les jours d'enseigner des doctrines contro di noi et contre l'autorité du saint siège, et beaucoup de choses de cette nature et encore plus extraordinaires. » Le cardinal déclara ces discours « très peu convenables », et représenta au pape qu'il était victime de mauvais renseignements fournis par des personnes passionnées ; que l'on ne s'entendraitjamais, tant que Sa Sainteté n'entrerait pas dans un traité et dans une discussion; que les propositions de l'assemblée contenaient la doctrine de Duval et d'autres auteurs très affectionnés au saint siège; que la communauté en question n'était que tolérée et non approuvée; etc., etc. Mais le pape, aigri, l'écouta moins tranquillement que les autres fois *.
Le 8 août, le pape dit au cardinal Rospigliosi, et avec une grande indignation (cou grande sdegno), que les propositions de l'assemblée étaient plus pernicieuses et pires que celles de Jansénius. Le cardinal répliqua « que ces propositions ne pouvaient pas être traitées de pires que celles de Jansénius, qui parlaient sacrilègement de Dieu et qui pour cela ont été déclarées hérétiques, tandis que celles du clergé non sono anco condemnate ». Le pape ne se rendit pas à cette raison, appela teologastri les théologiens dâ Louis XIV, et accusa Sa Majesté d'attaquer TÉcriture sainte en voulant usurper la puissance ecclésiastique2.
1. Correspondance de Rome, t. CCC, p. 35 et suiv. Dépêche du 16 juillet 1686.