lbid., t. CCXCIII, p
spirituelles et les choses temporelles. Le cardinal Mellini n'insista pas !.
Le 13 août 1686, à l'occasion d'une audience que le pape accorda au cardinal Rospigliosi, le cardinal d'Estrées écrivit au roi : « On voit même de la faiblesse el de la contrariété dans les discours du pape; et dans le temps qu'il prétend que son infaillibilité est une espèce d'article de foi, il la détruit lui-même par des propositions opposées. Je supprime ce qui me vient dans l'esprit sur cela, parce que je craindrais de sortir des mesures qu'on doit toujours garder dans les expressions qui regardent un caractère respectable 2. »
Le 13 avril 1687, le pape, dans une audience avec le cardinal d'EsIrées, reprit une argumentation qu'il avait déjà faite, le 27 août 1682, sur l'assemblée de 1625, pour combattre celle de 1682. « Le pape, dit ce cardinal, me dit en quelques endroits ce qu'il a rebattu en d'autres, qu'on prenait le chemin d'introduire une hérésie pire que celle de Calvin et de Luther, et qu'on s'apercevrait des maux étranges qu'elle causerait. Je lui dis alors qu'il y aurait longtemps que ces maux seraient arrivés, puisque, par ce que je venais de lui dire, ce qu'il appelait hérésie avait toujours été autorisé dans le royaume, sans que les papes s'en fussent plaints... Il m'allégua pour lors ce livre prétendu publié par l'assemblée de 1625, qui déclare l'infaillibilité du pape. Je répondis qu'on m'avait fait cette objection dès le commencement de ces démêlés; que j'en avais cherché l'éclaircissement; que je n'avais trouvé aucun acte dans le procès-verbal de cette assemblée, qui en fît mention. Il répondit qu'on avait pris soin de le supprimer. Je lui dis qu'il était impossible de le faire, les procès-verbaux s'imprimant deux mois après la tin de l'assemblée, et qu'on les envoyait en même
1. Le duc d'Estrées au roi, le 29 janvier 1686 (Correspondance de Rome, t. CGXCVIII, p. 42-54;.