‹ Louis XIV et Innocent XI (volume 2)Chapitre 9 sur 373 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

cardinal s'étonne moins des difficultés soulevées par le pape contre l'expédition de Pamiers l. Le 20, il raconta à Sa Majesté qu'il y avait eu consistoire le lundi 16, et que l'Église de Pamiers n'y avait pas été préconisée. Afin de réveiller les craintes de la curie, il conseilla « de faire paraître quelques mouvements dans l'assemblée, quand même on ne les voudrait pas porter aux extrémités. » « Favoriti, ajouta-t-il, fait semblant de témoigner qu'il souhaite que la négociation tombe entre les mains du cardinal Basadonna. M. de Grenoble me mande qu'il en a écrit dans ces termes, qu'il prétend se justifier des difficultés sur l'expédition de Pamiers, en disant que ces sortes de matières sont du département du cardinal de Luca comme auditeur de Sa Sainteté, mais que le pape ne se résoudra pas à pourvoir à cet évêché sans le retour des anciens chanoines, comme si je n'avais pas su que, dès que la nomination de M. de l'abbé de Bourlemont fut arrivée, il mit tout en œuvre pour la traverser et pour persuader au pape qu'il n'y avait pas de différence entre abandonner la régale ou permettre ces expédients. Favoriti ajoute de plus que le pape souhaite avec passion de trouver des voies d'un accommodement par où sa conscience et l'intérêt du saint siège demeurent à couvert. Toutes ces expressions partent d'un homme si envenimé et de si mauvaise foi, qu'il faut des effets palpables pour ne les croire pas captieux 2. » J'ai déjà raconté ailleurs le jeu de l'êvêque de Grenoble dans cette affaire.

En décembre 1681, les évêques de Perpignan et de Marseille furent préconisés, mais celui de Pamiers omis à dessein3. Le 1er janvier 1682, Servient avertit Groissy

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