‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 119 sur 473 · Ibid., t. CCXCIX, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCXCIX, p

G. Ibid., p. 67-72.

l.Ibid., p. 74-84.

dépêche du 14 mars 1087, où le cardinal d'Estrées accuse formellement le pape de paresse et de mollesse, le montrant couché dans ses lits dix-huit à dix-neuf heures par jour. « Sa Sainteté, dit-il encore, communia hier dans son lit, ce qu'elle n'avait pas fait depuis quatre semaines1. » D'après «ne lettre de l'abbé d'Hervault à M. de Croissy, en date du 11 juillet 1689, le pape, non content des mille messes que son neveu avait fait dire pour lui, lui recommanda d'en faire dire encore deux mille* !

Innocent XI ne parut pas faire grand cas de son confesseur. Le cardinal d'Estrées, parlant de celui-ci, dit que « c'est un bon homme et même savant, mais que Sa Sainteté ne consulte guère3. » Il se nommait le Père Maraci, avait soixanle-et-dix ans en 1684 et figurait parmi les personnages papables4. Ce confesseur l'ayant un jour prié de faire en sorte que le Père César se démît de son généralat pour éviter un schisme dans l'ordre des carmes déchaussés, il lui répondit de ne pas se mettre en peine pour un schisme3, ayant l'air de dire que ce conseil était un radotage, ou ce schisme une bagatelle.

Enfin, la meilleure pierre de touche pour juger du caractère moral et religieux d'Innocent XI se trouve incontestablement dans les réformes qu'il a opérées ou

1. Dépêche du 30 septembre 1687 (Correspondance de Rome, t. CCCV, p. 284-308).

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