‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 120 sur 473 · Ibid., t. CCCXXVI, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCCXXVI, p

3. Dépèche du 25 septembre 1682 (ibid., t. CCLXXXIV, p. 329- 362).

4. Le cardinal d'Estrées au roi, le 14 mars 1684 (ibid., t. CCLXXXIX, p. 389-422).

5. Dépèche du cardinal d'Estrées, le 1er juin 1683 (ibid., t.CCLXXXV, p. 466-478).

qu'il a voulu opérer. Ces réformes étaient, en effet, son idéal ; elles représentaient le meilleur de son esprit, de son cœur, de sa conscience, de sa religion. Heureusement la correspondance que nous étudions contient sur ce point des renseignements précieux, dans lesquels l'âme d'Innocent XI est transparente avec ses qualités et ses défauts.

L'abbé de Servient écrivit de Rome à Pomponne le 15 juin 1678 : « On médite une nouvelle et grande réforme, et l'on tient de longues et fréquentes congrégations. Le gouverneur de Rome se conduit avec une grande prudence et une grande humanité, éloignant autant qu'il peut les effets de la sévérité du pape ; il y en a divers exemples, et l'on s'estime heureux de l'avoir pour gouverneur, surtout dans le temps présent1. » Le 27 août de la même année, il ajouta: « Une personne d'importance disait hier qu'on doit prendre garde que le pontificat ne fasse comme un ver à soie, qui trouve son tombeau dans le travail dont il voulait tirer sa gloire2. » Donc, déjà même en 1678, cette réforme semblait vaine, toute compromise.

Le 21 août 1680, l'abbé de Servient écrivit à de Croissy que le pape avait la pensée de réformer le luxe des habits,* et qu' c( il l'aurait déjà exécutée sans les représentations de ses fermiers, qui ne pourraient plus soutenir la douane3. » Dans sa dépêche du 27 novembre, le même ecclésiastique mentionna que le pape avait défendu cette année les opéras, qu'il n'avait permis que les comédies en prose (Faldoni), que celles-ci étaient pour le peuple et misérables, et que la reine de Suède, qui aimait les opéras, était furieuse4. Sur ce dernier point, le ducd'Estrées écrivit au roi, le 11 février 1681, que le pape ne

1. Correspondance, de Rome, t. CCLVI. p. 236-238. Z.Ibid., t. CCLVII. p. 214-219.

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