‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 122 sur 473 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

Hiie des baya telles, et qu'ils fissent savoir de sa part aux provinciaux que leurs prédicateurs eussent dorénavant à prêcher solidement l'évangile , et sévèrement contre l'immodestie et le luxe des femmes. Effectivement, il y a ici une grande quantité de celles des artisans, qui ont des habits et des jupes fort riches et beaucoup au-dessus de ce que leur élat leur permettrait de porter1. »

En octobre 1682, le pape voulut faire un nouveau péché mortel, ce qui attira suf lui nombre de pasquinades et d'écrits apocryphes où il était ridiculisé. L'abbé de Servienl, qui rapporte ce fait dans son mémoire du 8 octobre 1682, ajoute : « L'on remarque que, depuis la notification sur la nudité des gorges et des bras des femmes, plus de quarante confesseurs ont quitté volontairement leur exercice, et que le nombre des communiants est fort diminué. On a fait l'affront, même à des dames, de leur refuser la confession, et de les passer à l'autel de la communion publique. Il faut que les confesseurs ou célébrants observent, avant que de leur accorder les sacrements, si leurs mouchoirs, ou leurs manches- sont assez longues; enfin il en naît des contes et des absurdités ridicules, et l'on sait qu'une femme de marchand ayant été refusée au bout d'un banc, s'en alla à l'autre extrémité après avoir allongé ses manches, et qu'ayant été communiée elle se vantait ensuite d'avoir été plus leste et plus adroite que le célébrant. Une infinité de semblables choses gui arrivent à tous moments, tournent les résolutions du pontificat en ridicule; et l'on dit librement qu'il n'est plus étonnant que Sa Sainteté veuille faire un péché de la régale, puisqu'elle crée des péchés mortels contre tout le genre humain avec tant de facilité2. »

Le 30 novembre 1683, le duc d'Estrées manda au roi que « Sa Sainteté avait fait expédier deux bulles : l'une pour l'imposition des décimes en Italie, et l'autre, pour

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