Ibid., t. CCXLV, p
Carpegna, dans les termes suivants : « Les gens sensés s'affligent de ce que le pape... souffre et favorise même deux hommes tels qu'Altieri et Carpegna, qui sont publiquement regardés comme des scélérats, et dont le pape même, sachant à fond la vie et les coutumes, devrait distinguer la politique. En effet, il est informé des chirographes injustes, des charges ecclésiastiques et des évèchés vendus, des concessions sur le peuple, de la part dans les fermes, de la volerie sur la vente et l'extraction des grains, de l'enlèvement de l'argent des Monts de Piété et du Saint-Esprit, des décimes ecclésiastiques employées à leur palais au lieu de servir à la Pologne, des vices secrets de l'un et de l'autre de ces cardinaux. Carpegna entre autres, qui fait aujourd'hui le censeur, ayant maintenu sans qu'on l'ignorât une basse pratique, et s'étant fait voir l'année passée dans des comédies particulières où des femmes de cette étoffe furent introduites. Le pape n'ignore pas non plus la pension qu'ils tiraient de tous les douaniers, trésoriers, officiers ecclésiastiques ou militaires; il les a même suspendues, et ordonné de ne les plus payer1. » — En octobre 1682, il y avait une grande inimitié entre le cardinal Altieri et le cardinal de Luca. En voici l'explication d'après Servient : «. Le cardinal de Luca ayant reçu une lettre apocryphe, qu'on appelle ici cieca, contre le cardinal Altieri et ses plus intimes domestiques, qu'on accuse, non sans apparence, d'un vice très détestable, remit cette lettre à Sa Sainteté, qui la remit au cardinal Casanatta, vicaire, créature d'Altieri, avec ordre d'en informer secrètement2. »
Altomti. — Le 17 août 1678, Servient écrivit à Pomponne : « Le prélat Altoniti donna hier à sa vigne, aux bords du Tibre, une collation fort superbe à plusieurs