Correspondance de Home, t. CCXLVIII, p
2. Mémoire du 22 octobre 1682, (ibid., t. CGLXXXII, 3c suppl. de 1682, p. 22-27.)
dames qui y étaient invitées, pour voir les courses de bateaux qui se font le jour de Saint-Roch. Il y mena M. de Luca avec quelque étonnement, parce qu'on les croit fort opposés; mais ce sont les effets ordinaires de la politique de cette cour1. » — Dans une lettre de M. de Torcy à M. (de Croissy), datée de Rome le 2 septembre 1686, il est raconté que le patriarche Altoniti, âgé de 75 ans, voyant qu'il ne faisait pas partie de la promotion de cardinaux, avait quitté Rome sur-le-champ, irrité de voir ses services méconnus à ce point, et qu'il s'était retiré en Toscane, dans le monastère où saint François d'Assises avait reçu les stigmates2.
Cardinal de Angelis. — En 1684, le cardinal d'Estrées le dépeignit ainsi : 72 ans, né à Pise, humeur sèche et difficile. Il inspire le pape dans ses vues de réforme. « On lui attribue l'édit qu'il publia l'an passé touchant l'habit des femmes. » Il est vice-gérant, brouillé avec le cardinal Carpegna, contre lequel il a remis au pape un mémoire contenant vingt griefs, « que celui-ci a toutefois assez bien éclaircis. » Il est riche et avide de biens. Il rapporte au pape les petits détails qui flattent sa sévérité. « Sa Majesté lui accorda un brevet de pensions qu'elle donne aux chanoines de Saint-Jean de Latran, dont il entre bientôt en possession. Il semble qu'il ait plutôt de la pente pour la France que de l'aversion. » Il est « mal vu. » Le cardinal Rospigliosi l'a protégé3. ■ — Il fut créé cardinal le 2 septembre 1686 avec vingt-six autres prélats. De ces vingt-sept, écrivit le cardinal d'Estrées, quelques-uns seulement sont papables, entre autres de Angelis, « qui en mérite ne l'est guère1*. » Le 5 juillet 1689, d'Estrées ajouta : « On a si peu d'estime et de considération pour lui, quoiqu'il ne manque pas de savoir, que je ne crois pas qu'il brille fort. Ce qu'il a de