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sentie printemps dans ce lieu-là pour y avoir le divertissement public, l'assurant que cependant il fournirait secrètement à tout ce qui manquerait. Cette dame devait y passer le même temps. C'était pour elle qu'il faisait naître ce plaisir, et c'était pour la même raison qu'il avait tant d'impatience que sa gale fût dissipée. Il était fort galant et fort tendre, quoique sous des apparences fort éloignées de toute galanterie; et l'on l'en soupçonnait d'autant moins qu'il ne faisait pas l'hypocrite, et ne se servait que de sa froideur extérieure et de son amour pour les lettres et pour les affaires, pour déguiser ses secrètes inclinations... Il n'y a que deux ou trois personnes informées de la certitude de ces particularités. Il s'était défait d'un maître de chambre un peu critique pour être plus libre... Ces particularités ne seront, s'il vous plaît, que pour Votre Excellence seule1. »
Cardinal Chigi . — Comme son homonyme le cardina Sigismond, il allait volontiers à Neptune, mais pour y chasser. « Le cardinal Chigi, écrivit Servient le 3 mai 1679, est allé à Neptune à la chasse des quailles (sic) 2. ) Le 12 mars 1682, il manda à M. de Croissy : « Les cardinaux Chigi et Panfile furent hier en partie quarée à la campagne avec la princesse Pallavicine et la marquise Muti, deux coquettes considérables de cette ville. Le pape, qui le sut d'abord, n'en a pas été fort content 3. » On lit dans sa dépêche du 9 août 1682 : « Le duc Lanti, à la prière de son fils don Antonio, a fait une très mauvaise action; car, sous prétexte de remédier au désordre de ce jeune homme, mais en effet pour contenter sa jalousie, il a fait supplier Sa Sainteté dé faire mettre dans un couvent une jeune cantarine dans le temps qu'elle faisait un repas avec ses rivaux, qui furent fort surpris d'être attaqués par les sbires que don Antonio Lanti accompa-