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gnait et excitait à cette noble expédition, ce qui est ici la chose du inonde la plus honteuse et marque son peu de jugement, ainsi que soixante mille écus de dettes qu'il a faites sans s'être acquis aucun honneur. Comme la mère et lapante de cette fille étaient des femmes de joie, on a su, en les arrêtant, beaucoup de leurs intrigues etde celles de la fille. Favoriti s'en est curieusement informé et il a déjà rapporté au pape que les prélats Corsini, Costaguti et Omodei étaient du nombre, ainsi que les cardinaux Pamphile, Sacchetti, Chigi et Ginetti. Il en a nommé plusieurs autres, dont quelques-uns, de moindre sphère, ont déjà été châtiés par la prison chez eux ou l'exil; ce que je raconte comme un événement curieux et qui fait connaître lenaturel de Favoriti et de don Antonio Lanti, qui sera une fort médiocre acquisition pour la France, si on conclut le mariage dont on parle1. » Le cardinal d'Estrées écrivit à Louis XIV, le 5 juillet 1689, que, dans un conclave, le cardinal Ginetti aurait à (( appréhender l'opposition du cardinal Chigi, avec lequel il a eu autrefois de grands démêlés pour des intérêts de femme; c'est une affaire de trente ans; mais, en ce pays-ci et dans de telles occasions, on se souvient de tout2. »
Cardinal Colonna. — Sa dispute avec le cardinal Maidalehini, au conclave de 4676, l'obligea d'entendre de dures vérités3. En mars 1681, le duc d'Estrées espéra le gagner par l'intermédiaire d'un jésuite; car il écrivit le 11 de ce mois à Louis XIV : «L'on cherchera les moyens de faire gouverner le cardinal Colonna par un Père jésuite auquel il communique toutes les affaires qui se traitent (dans les congrégations), et dont il suit ordinairement les sentiments, ou par quelque autre voie4. » Ce cardinal était