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été tourné en ridicule près de Sa Sainteté, parce que, pour satisfaire son avarice, il avait profité de la conjoncture de la mort du cardinal Ricci, pour acheter à un marché très avantageux tous les vêtements de ce cardinal, faisant également connaître par ce moyen sa lésine et son imprudence. Comme cet homme est fort ennemi de la France, on ne s'est pas occupé à diminuer les railleries qu'il s'est attirées, en faisant ensuite revendre les mêmes habits par les héritiers de ce cardinal, comme s'il ne les eût point achetés, et souffrant ainsi tout le dégoût de l'aventure, sans en retirer le profit1 . »
Cardinal Corsini. — D'après le mémoire du cardinal d'Estrées, du 16 juillet 1676, ce cardinal avait alors cinquante et un ou cinquante-deux ans; c'était un homme doux, mais d'un savoir borné. Innocent X le nomma nonce en France; mais, comme on n'avait pas consulté le roi, contrairement aux usages, Sa Majesté le fit arrêter à Marseille, et le cardinal de Vendôme le fit garder jusqu'à ce qu'elle ordonna de le remettre au vice-légat d'Avignon. Cet affront, sans être personnel, le dégoûta de la France et le rapprocha de l'Espagne2. Il mourut en septembre 1678, « laissant 200000 écus de bien au marquis son frère, 12000 à la marquise Patrice sa sœur, 12000 écus pour une chapelle de leur maison à Florence, et 12000 écus à ses domestiques 3 . » C'était le quatorzième chapeau alors vacant. — Il y avait, en 1682, un prélat du même nom, dont l'affaire Lanti dévoila les débauches, en même temps que celles du cardinal Chigi4.
Cardinal Crescentio. — En 1683, il touchait secrètement de l'Espagne, sans être obligé de se déclarer puhli-