Correspondance de Rome, t. CCLXXX
« A Perugia.., un gentilhomme ecclésiastique a tué son frère aîné, pour emporter son argent comptant; » ce qui a touché le pnpe extrêmement1. En octobre 1078, une écriture, dont l'auteur était, disait-on, quelque ami de M. de Luca ou le prélat Giori, fut publiée à Rome contre les ministres du palais. On y parlait « médiocrement » du cardinal Gibo. Un abbé, neveu du dataire, y était accusé « de manquements de parole, de quelques basses intrigues de femmes et d'autres désordres... Il a été, dit-on, privé de l'exercice de la charge d'aumônier par quelque abus dont on l'accuse dans la dispensation des aumônes2. » En mars 1682, « on publia des ordonnances contre les prêtres qui s'érigeaient en maîtres d'hôtel dans les maisons de la ville, et en facteurs à la campagne3. » On lit dans la dépèche de Servient à de Croissy, le 10 mars 1685 : « Les astrologues disent que le pape futur aura des enfants bâtards, et que son gouvernement sera agréable et utile à la chrétienté, mais désagréable à ceux qui font profession de zèle, et que le pape régnant mourra avant le solstice4. » Telle était l'idée que l'on se faisait à Rome du célibat des cardinaux et des prélats; et la perspective d'un pape ayant des enfants bâtards, au lieu d'y causer de la répugnance, y était saluée comme l'avènement d'un pontificat « agréable et utile à la chrétienté. » Que dire, par exemple, de cet évêque du royaume de Naples, qui examinait publiquement avec le marquis del Carpio les scandales donnés par des courtisanes? On lit, en effet, dans la dépêche du duc d'Estrées à Louis XIV, en date du 11 février 1682 : ce II est défendu en tout temps aux courtisanes, par des peines rigoureuses, de se masquer et d'aller en carrosse, ce qui les empêche de se mon-