‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 188 sur 473 · Ibid., t. CCXLII, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCXLII, p

devait faire livrer la place, mais que le pape n'avait pas le moindre soupçon que les Français y eussent aucune part1. » Le l mars 1679, Servient écrivit à Pomponne : « Le pape a fait publier un ordre qu'on arrête les chevaliers de Malte que l'on trouvera chez des femmes de joie, comme on arrêterait des religieux que l'on conduit ici enprison et dont on fait le procès ences occasions; quoique les vœux des chevaliers les obligent à la chasteté, cet ordre a paru de difficile exécution2. »

A propos des religieux du couvent royal de la Trinité du Mont, Servient écrivit à Pomponne le 30 août 1679 : « Je me crois obligé de vous dire que, pour éviter les cabales, la division, l'ambition, le scandale, les débauches et les trafics de fleurs, d'oiseaux et de remèdes que font ces religieux, l'unique secret serait qu'il y eût un ordre précis de Sa Majesté qui, sans exception d'aucun, les obligeât à partir d'ici au bout de deux ou trois ans..., et qui, en empêchant ces religieux de prendre ici de trop profondes racines, détruirait tout à coup les cabales qu'ils y font souvent au désavantage du service, pour se rendre agréables et nécessaires dans une ville qu'ils regardent comme leur patrie, et où ils se mêlent d'agencies, de procurations, d'expéditions et d'une infinité d'affaires qui les font dépendre des officiers de cette cour et les éloignent de l'observance de leurs constitutions3.

Le 11 mars 1681, le duc d'Estrées manda à Louis XIV qu'un couflit venait de s'élever entre le pape et le viceroi de Naples à l'occasion d'une religieuse d'un monastère du royaume de Naples, dépendant de l'abbaye du Mont-Cassin; cette religieuse « s'étant trouvée grosse, » le pape ordonna au cardinal vicaire de lui faire le procès, etc4. Lesl3 et 15 juillet 1682, le duc d'Estrées écri-

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