Ibid., p
3. Le cardinal d'Estrécs au roi, les b et 7 août 1681 {ibid., t. CCLXXIV, p. 158-167).
Les gens qui voulaient prêcher les indulgences et s'affranchir des évèques, pratiquaient le meurtre au besoin. Dans la dépêche du duc d'EsIrées à Louis XIV, en date du 11 lévrier 1682, il est, en effet, question d'un meurtre commis dans la maison de campagne des mineurs de la Trinité-du-Mont, à quelques milles de Rome. Les excès de table étaient chose ordinaire. A propos du procureur général de l'ordre de Saint-Antoine, qui était persécuté par son abbé, Servienl écrivit à M. de Croissy, le 26 février 1682, que ce dernier « n'était occupé à Saint-Antoine qu'à demeurer des sept ou huit heures à table avec les religieux de son intelligence et de son humeur. » Servient ajouta que« cet ordre tombait dans un relâchement entier, » et il en conseilla la sécularisation J.
Ici, c'était un Père cordelier de l'observance, Boulonnais (sic), mais naturalisé Crémonais, qui cherchait à se faire nommer général de son ordre ; mais, comme il aurait été plus espagnol que les Espagnols eux-mêmes, le duc d'EsIrées engagea Louis XIV à intervenir dans cette élection et à envoyer des ordres à ce sujet à M. delà Vauguyon2. Là, c'était un autre Père du même ordre, Catalan, qui passait pour saint et qui donnait en même temps des remèdes et des onguents : « car, raconte le duc d'EsIrées, on prétend qu'il a une grande cannaissance des simples. Une très grande quantité de gens le sont allés voir, les uns pour s'en faire toucher, d'autres pour consulter leurs maux, et d'autres pour demander de ses remèdes. Mais il ne s'est point vu jusqu'à présent qu'aucun de ceux qui ont eu recours à ce religieux, y ait eu sa guérison. Il a eu ces jours-ci une audience de Sa Sainteté, qui a estimé à propos de l'ôter de Rome et de renvoyer dans un couvent delà Toscane appelé Assize, où est le corps de saint François de ce nom3. » Cependant, quelques jours après,
t. Correspondance de Rome, t. CCLXXX, p. 113-120.