‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 192 sur 473 · Ibid., t. CCCXUI, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCCXUI, p

lurent que ridicules. On lit dans le mémoire de Servient, du 30 décembre 1676 : « Les religieuses exclament et ne pourront être aisément réduites à une observation plus austère que leur règle et leurs coutumes anciennes, pouvant soutenir qu'elles ne se seraient pas enfermées toute leur vie, si on leur eût intimé de telles rigueurs. L'ordonnance qui en avait été imprimée ayant été communiquée par l'imprimeur avant la publication, on en a fait tant de bruit que l'exécution en est encore suspendue1. » Le 22 février 1678, le duc d'Estrées écrivit à Pomponne: « Il y a quelques mois que Sa Sainteté donna un ordre très exprès que, si l'on trouvait dans les rues un religieux sans compagnon, l'on le mit aussitôt en prison, ce qui a été exécuté à l'égard de ceux qui n'en avaient point2.» Au mois d'août de la même année, on renouvela un ordre que les religieux ne pussent, quoique parents, aller aux couvents des religieuses; on renouvela aussi la bulle de Sixte-Quint sur les adultères3.

En avril 1680, Innocent XI reprocha lui-même aux procureurs généraux que ceux de leurs religieux qui étaient choisis pour prédicateurs, à Rome surtout, ne prêchaient « la plupart du temps que des bagatelles, » et non pas solidement l'évangile 11 voulut qu'ils s'élevassent sévèrement contre l'immodestie et le luxe des femmes4. D'après une dépèche de Servient à M. de Croissy, en date du 22 octobre 1682, le pape publia à cette époque une notification aux réguliers pour leur ordonner « de n'aller point sans compagnon, d'aller à côté l'un de l'autre, de ne passer point par les petites rues, ni par celles où il y a quantité de femmes de joie, de ne point s'assembler dans leurs chambres, de ne pas faire sortir deux messes à la

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