Ibid., t. CCLV, p
3. Servient à Pomponne, le 27 août 1678 (ibid., t. CGLVII, p. 214-219).
4. Le duc d'Estrées au roi, le 30 avril 1680 (ibid., t. CCLXV, p. 250-258).
fois de la sacristie, de ne pas manger hors du réfectoire sans une extrême nécessité, et une infinité d'autres choses semblables1. » C'est par de telles mesures qu'Innocent XI croyait sauver la papauté.
Les moines, dans l'Église romaine, ont toujours été, sauf d'illustres exceptions, des serviteurs dévoués et des agents habiles de la papauté. À Rome, ils étaient complètement entre les mains du pape, qui en disposait généralement à son gré par le moyen des généraux d'ordres. On en eut la preuve, surtout pendant l'ambassade du marquis de Lavardin; on vit alors, en effet, sur un ordre tacite ou d'après la connaissance de la volonté du pape, le général des jésuites refuser de faire visite à l'ambassadeur de Louis XIV, celui des cordeliers prétexter la goutte pour s'en dispenser, et celui des carmes prolonger exprès son séjour à la campagne2.
Innocent XI s'appliqua particulièrement à dominer les élections des généraux et des principaux dignitaires, afin que tous fussent ses créatures dociles. Mais cette habileté fut pratiquée bien avant lui. Dans un mémoire du procu reur général de Paris au sujet des trinitaires, mémoire daté du 7 février 1688, il est constaté que la congrégation des cardinaux établie à Rome pour les affaires des réguliers cassa par un décret l'élection du Père Teissier comme général de cet ordre, parce que cette élection avait été faite par les ministres des provinces de France, de Picardie, de Champagne, de Normandie. Il y est dit en outre : « L'on ne peut regarder tout ce qui a été fait