‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 196 sur 473 · Ce mémoire est au tome CCLVI, p · texte numérisé non relu

Ce mémoire est au tome CCLVI, p

2. Le duc d'Estrées au roi, le 12 juin 1685 (Correspondance de Rome, t. CCXCV, p. 264-272).

entre eux de trois sujets pour le généralat1.. , l'on aurait porté peut-être le Père Barjat au généralat. » On accuse le Père Cloche d'avoir rompu l'entente. « Il y aura toujours un très grand obstacle à avoir un Français pour général des dominicains, du côté des Français mêmes, parce qu'il y a deuxprovinces réformées (ce qui ne se trouve pas dans les autres nations), et quatre autres qui ne le sont point. Ces premiers craindront toujours qu'un général non réformé n'essaie d'altérer en quelque chose leur réforme, et réciproquement 2 ». Le même jour, l'abbé de Bourlemont écrivit à Pomponne que le Père Morroi (sic) était (( un homme de quarante-huit ans, bon religieux, mais de médiocre savoir et mérite. » « Les Espagnols, ajouta-t-il, ont tellement caché leurs intrigues pour avoir ce général qu'il ne s'est parlé de lui que la veille de l'élection, ayant mis plusieurs autres sur le lapis pour les exclure, pendant qu'ils assuraient celui-ci. Le Père Rocaberti, Espagnol, ci-devant général et à présent archevêque de Valence, a finement conduit cette trame et en est venu à bout à la mortification des Italiens, qui, ayant été toujours cidevant en possession de faire ce général-là de leur nation, ont perdu de leur crédit aux deux dernières élections, les Espagnols les ayant supplantés3.»

Telles étaient les jalousies et les compétitions soit de nationalités, soit de personnes. Le 19 juin, écrivant à Pomponne, le duc d'Estrées justifia le Père Cloche de l'élection du Père Monroy, et reprocha au Père Mosset, définiteur de la province de Toulouse, d'avoir mis la division parmi les vocaux français et d'avoir, ainsi empêché l'élection d'un général français4. Le 43 juillet, le duc manda à Louis XIV : « Le Père Guzman, dominicain, qui

1. Le Père Barjat, provincial de Toulouse; le Père Penon, provincial de Saint-Louis; le Père Cloche, assistant de France à Kome.

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