‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 200 sur 473 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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les intrigues contre les affaires de France. C'était, dit Servient, un « homme fourbe, fin,., qui n'avait eu d'autre application, depuis trois ans, qu'à détruire autant qu'il pouvait la faction du roi à Rome et rétablir le pouvoir de celle d'Espagne1. » L'ambassadeur d'Espagne se servait de lui pour répandre des mensonges dans l'entourage des d'Estrées, pour essayer de les tromper, et pour exciter contre la France tous ses amis de la camarilla. Servient en avertit M. de Groissy dans sa dépêche du 16 avril 1681, que je citerai en traitant de l'Espagne2. Sa dépêche du 16 octobre 1681 n'est pas moins intéressante; il y est dit que, d'après le Père Guzman, « le pape était si fort ennemi de la nation française, quHempéchait le général de Saint-Dominique non seule ment de faire sa visite de l'ordre, à laquelle il l'avait lui-même obligé, ce qui attirerait une charge principale à un religieux français, selon l'engagement qu'on prit dans le dernier chapitre avec M. le duc d'Estrées; et, le roi catholique ayant depuis peu de jours destiné un évêché à ce général dans les Indes sa patrie, le pape l'empêchait de l'occuper par la seule crainte d'un changement avantageux dans cet ordre pour la nation française3 . » Donc, la direction de cette intrigue antifrançaise revenait au pape même, ce qui n'empêchait pas, comme disait encore Servient, les inexprimables friponneries du cardinal Altieri et du Père Guzman contre le Père Cloche 4.

Le 17 septembre 1682, Servient dénonça de nouveau le Père Gusman (sic) non seulement comme un intrigant de premier ordre, servant d'intermédiaire entre l'ambassadeur d'Espagne et le général des jésuites, mais encore

1. Servient à de Croissy, le 9 avril 1681 (Correspondance de Rome, t. CCLXXV, p. 178-183).

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