Dépêche du 29 octobre 1681 {ibid,, p
comme un moine a. avide d'argent pour en dépenser1, » et comme une créature de Favoriti 2. De plus, Guzman était un confident intime du cardinal Cibo, et il reçut du palais 400 écus pour avoir contribué au succès d'une affaire3. Donc, il y avait des moines ayant fait vœu de pauvreté, qui étaient payés par la curie pour mener à bonne fin les intrigues ! D'après une dépêche de Servient du 25 mai 1683, Guzman avait même reçu de l'argent de la reine de Suède, et à plusieurs reprises, une fois 2 300 écus, une autre fois 1 000, etc.4. Le 29 juin 1683, Servient écrivit encore: « Le Père de Guzman est toujours plus avant dans l'intrigue de cette cour, par son commerce en même temps avec le cardinal Cibo, Casoni, Asolin, le cardinal Sainte-Cécile, gouverneur de Rome, et plusieurs autres, tous contre nous en diverses ligues séparées3. »
Le cardinal d'Estrées renchérit encore sur Servient. On lit dans sa dépêche au roi, du 27 juillet 1684 : « Quoique la reine de Suède ne soit pas fort à son aise, elle a fait donner depuis peu 2000 écus au père Gusman, qui en a tiré plus de 10000 depuis trois ans, sur le compte des offices que le marquis del Carpio lui promet pour le pontificat d'Azzolin. Et des deux derniers mille écus elle a su que ce bon religieux en avait employé 1300 en étoffe pour régaler la belle-fille du connétable et des femmes qui sont auprès d'elle 6. »
L'affaire du vicariat général revint en discussion en juin 1685. Le 5, le duc d'Estrées apprit au roi qu'on parlait d'un Français pour cette charge, le général passant à l'évêché de Composfelle 7, et que le pape renvoyait