‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 217 sur 473 · Ibicl., t. CCLXVI, p · texte numérisé non relu

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l'entente se faisait entre Innocent XI et Oliva. Oliva était tellement d'accord avec de Luca qu'il consentit à en épouser les ressentiments et à frapper le Père Fabri, jésuite français résidant à Rome, que de Luca persécutait de concert avec le cardinal Ludovisio. Le duc d'Estrées répéta au roi, le 17 septembre, que la conduite d'Oliva envers Fabri était « un effet de sa complaisance et de son amitié pour M. de Luca; » et le lendemain il ajouta : « Si le général des jésuites eût voulu s'entendre avec moi dès le commencement de cette affaire, il eût été aisé de remédier à l'injuste entreprise du cardinal Ludovisio et de M. de Luca1. » Donc, évidemment, le général aimait mieux s'entendre avec de Luca, c'est-à-dire avecle pape, qu'avec l'ambassadeur de Louis XIV.

Il en fut dans l'affaire du Père Maimbourg comme dans celle du Père Fabri; Oliva s'y montra d'accord avec le pape. Dans un post-scriptum du 8 janvier 1681, le duc d'Estrées s'exprima ainsi : « Le Père Fabri m'est venu trouver ce matin delà part de son général, pour m'informer que l'assesseur du saint office vint hier avec un notaire trouver le dernier sur les vingt-trois heures de la part du pape, pour lui 'déclarer qu'il eût, sur peine de l 'indignation de Sa Sainteté d'être privé de sa charge et inhabile à toute autre, à licencier le Père Maimbourg de la compagnie, et qu'elle ordonnait une pénitence à ceux qui avaient approuvé ses livres. J'ai informé Votre Majesté, en lui rendant compte de l'audience ordinaire que j'ai eue le 19 novembre, avec combien de colère et d'emportement le pape m'avait parlé de ce Père jusqu'à le nommer un huguenot. » Le duc ajouta que cette déclaration du pape, loin de flétrir le Père Maimbourg, lui acquérait « de la gloire et de l'estime2. » Oliva, loin de résister au pape et de lui faire quelques observations en faveur de son confrère, accorda tout immédiatement. Le

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