‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 230 sur 473 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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des députés français ne croyait qu'on put jeter les yeux sur lui. Le pape a fait son éloge, poursuit ce cardinal, « parce qu'il n'avait aucune connaissance du gouvernement et des affaires de sa compagnie, ayant passé sa vie à enseigner la théologie et faire des missions1. »

Le Père Gonzalès réunit, au commencement de septembre, une congrégation pour examiner le désir de Louis XIV de soumettre à l'assistant de France les jésuites des provinces conquises. La congrégation allégua beaucoup de difficultés, et le» générai en informa le Père de la Chaise -.

En novembre 1687, le marquis de Lavardin arriva à Rome comme ambassadeur. Trois jours après son arrivée, il manda au roi : « Les jésuites m'assurent que je verrai incessamment leur général3. » C'était faux ; ces jésuites le trompaient ou étaient trompés. Le Père Gonzalès débuta comme son prédécesseur, en refusant, mais plus opiniâtrement, de visiter l'ambassadeur de France. « Le général des jésuites est le plus dur de tous, écrivit le cardinal d'Estrées; et quoique le Père Fontaine, assistant, l'ait pressé plusieurs fois de satisfaire à ce devoir, il résiste toujours, et fait entendre qu'il a un ordre tacite ou connaissance de la volonté du pape 4. » Et encore : « C'est le général des jésuites qui a donné le méchant exemple, et qui a rapporté les paroles que le pape lui dit : Questo è un huomo scomunicato 5. » C'est évidemment avec sa permission, peut-être même son ordre, qu'on envoya, contre l'usage, le noviciat des jésuites aux prières et aux processions que le pape avait ordonnées lors de l'arrivée de Lavardin. « Par un temps de pluie, on eut la malice, écrivit Lavardin au roi, de les envoyer à

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