‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 232 sur 473 · Lavardin au roi, le 23 mars 1688 (ibid., p · texte numérisé non relu

Lavardin au roi, le 23 mars 1688 (ibid., p

4. Le même au môme, le 17 août 16SS(ibid., t. CCCXI, p. 306-312).

5. Le même au même, le' 10 septembre 1688 (ibid., t. CCCX1I, p. 7-28).

remplie, pour donner sans retardement la permission de l'imprimer. Ce général est fort chaud, fort emporté et fort opposé à tout ce qui regarde la France. i »

Le 16 octobre, Louis XIV avertit de Fontainebleau Lavardin qu'il prenait des mesures contre les jésuites, à cause de la mauvaise conduite de leur général*2. Le 7 novembre, Lavardin écrivit au roi que ce général « avait la vanité d'aspirer au chapeau ; » qu'il se faisait un titre auprès du palais de la lettre de Louis XIV aux provinciaux ; qu'il faisait imprimer en ce moment un livre favorable à l'infaillibilité du pape3. Ces dernières nouvelles auraient dû fortifier Louis XIV dans sa résolution du 16 octobre. Il n'en fut rien. Retourné par le Père de la Chaise qui le faisait mouvoir à son gré, il écrivit de Versailles à Lavardin, le 2 décembre, que ce général « s'était enfin rangé à son devoir et promettait de témoigner à l'avenir, en toutes occasions, son respect envers sa couronne; » et en conséquence il lui défendit d'exiger que ce général lui fît visite présentement4. C'était abaisser son ambassadeur devant lui, et donner à demi gain de cause à la curie. Lavardin fut donc obligé, de par le roi, de se radoucir, bien qu'en décembre l'ambassadeur d'Espagne critiquât le livre que le général voulait publier 5; les rôles semblaient ainsi intervertis, et le roi de France se montrait plus favorable aux jésuites que l'Espagne même.

Gonzalès répondit à tant d'amabilité, en consentant au rétablissement de la bibliothèque des pénitenciers français et à ce que demandait le roi, touchant la province gallo-belge0. Mais ce n'était qu'hypocrisie; le Gésu était, comme Saint-Pierre, le centre des intrigues et des

t. Correspondance de Rome, t. CCCXV. p. 172-186.

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