Le même au même, le 27 décembre 1688 (ibid., p
agitations contre l'ambassadeur de France1. Louis XÏV ouvrit enfin les yeux, trop tard toutefois, comme dans tous les détails de sa lutte contre les prétentions de Rome. 11 écrivit de Versailles, le 25 avril 1689, auPère Fontaine, assistant de France, une lettre qui lui fut remise par l'intermédiaire de M. de Croissy et de l'abbé d'Hervault, et qui était ainsi conçue :« Révérend Père, les sujets de mécontentement que m'a donnnés votre général, m'ont déjà porté à défendre aux provinciaux de votre ordre qui sont dans mes États, d'avoir aucun commerce avec lui; et comme il continue de tenir la même conduite et n'agit plus que par les mouvements de la cour d Espagne, sans se soucier de satisfaire, ainsi qu'il V avait promis, à mes justes demandes, il serait inutile que vous et les religieux mes sujets de votre ordre qui sont auprès du dit général à Rome, y demeurassent davantage. C'est ce qui m'oblige de vous écrire cette lettre pour vous dire que mon intention est que vous partiez de Rome le plus promptement qu'il vous sera possible pourrepasser dans mon royaume, et que vous fassiez savoir aussi au secrétaire et au procureur général de votre ordre, et en un mot à tous les religieux qui composent l'assistance de France, qu'ils aient pareillement à s'y rendre incessamment2. » Quatre jours après, le 29, Louis XIV écrivit aussi au cardinal d'Estrées : « Comme je vous ai déjà écrit de faire connaître à la cour où vous êtes que vous n'êtes plus chargé du soin de mes affaires, j'ai adressé à l'abbé d'Hervaux l'ordre que je donne tant à l'assistant qu'au procureur général, au secrétaire et à tout ce qui compose l'assistance des jésuites de France à Rome, de revenir incessamment dans mon royaume, leur demeure auprès de leur général étant d'autant plus nuisible à mon service qu'il n'agit plus que par les mouvements de la cour de
1. Le même au même, le 22 février 1689 (Correspondance de Rome, t. CCCXXIV, p. 132-150).