Ibid., t. CCCXXVI, p
Madrid et qu'il a manqué à ce qu'il avait promis pour ma satisfaction1. »
Pendant ce temps, ce général continuait à l'aire travailler à l'impression de son livre2; et lorsqu'il apprit la décision du roi, il n'en témoigna guère que de la surprise, avec un certain désir de louvoyer encore pour adoucir son adversaire. Le 17 mai, le cardinal d'Estrées écrivit au roi que le Père Fontaine et toute l'assistance de France se disposaient à partir suivant les ordres de Sa Majesté; que le général en était fort surpris et qu'il donnait des espérances sur la séparation des provinces de Flandre et d'Alsace d'avec l'assistance d'Allemagne. Mais oserait-il les effectuer? En tout cas, il paraissait très mortifié pour sa compagnie et pour lui-même, et il le méritait bien3. Le même jour, le Père Fontaine écrivit à M. de Croissy que son général, en apprenant l'ordre du roi, avait été « surpris et ébranlé, » et qu'il s'était borné à lui dire que, s'il pouvait rester à Rome sans s'opposer aux ordres du roi, il en serait très satisfait, « Le roi, ajouta le Père Fontaine, n'a point de sujets qui lui soient plus obligés que nous..., plus fidèles et plus soumis à ses ordres, ni plus zélés pour sa gloire et son service que nous le sommes tous, et moi encore en particulier4. »
Le 24, le cardinal d'Estrées écrivit au roi : « Le général des jésuites semble vouloir se raviser et sent le poids delà résolution de Votre Majesté. 11 fait des offres, mais je crois qu'il ne les exécutera pas*. » Le même jour, l'abbé d'Hervault manda à M. de Croissy que le jésuite Graneri avait insisté, de la part du général, pour que le départ des jésuites français fût retardé de quelques jours, et que le cardinal d'Estrées y avait consenti. « Le général, dit-il, offre de se dépouiller detoute son autorité à l'égard