Ibid., p
3. Le duc d'Estrées à M. de Pomponne, le 30 juin 1676 (ibid., t. CCXLIV, p. 315-320).
plus que de la froideur1. Toutefois la reine de Suède, sensible à cette indiscrétion, le retrancha de son académie 2. Il est fait mention, dans plusieurs dépêches, d'un Père Palavicini. En août 1682, « Don Livio fut fort incognito trouver le cardinal Capissuchi, le père Palavicin, jésuite, et un autre qu'on ne m'a pas nommé, dit Servient, pour les prier d'être favorables à la France et de ne pas contribuer au renversement de la tranquillité publique. » Ce Père Palavicini, qui était Génois, aurait promis d'être favorable; mais, ajoute Servient, « je n'ose pas assurer que ce Père, dévoué à la reine de Suède, eût été sincère3. » Le 22 octobre, signalant les intrigues de Favoriti, du cardinal Azzolini et du dominicain Gusman, « qui peut beaucoup avec Favorili, » Servient ajouta : « La plupart des Italiens s'attachent à tout dans le besoin... Ce Pallavicin, sous des apparences d'ouverture et de sincérité, est un des plus fourbes hommes du monde4. » Dans son mémoire du 31 juillet 1685, Servient reparla encore de lui : a Le Père Pallavicini, jésuite, est employé, dit-il, pour un extrait du livre latin contre les libertés de l'Eglise gallicane3. » Le cardinal d'Estrées en écrivit en ces termes au roi, le 29 avril 1687 : « Un jésuite nommé Palavicin, de l'académie de la reine de Suède et de la dépendance du cardinal Azzolin, a fait publier depuis quelques jours un ouvrage en trois tomes, qu'il a composé pour soutenir les maximes de cette cour contre celles de France touchant V autorité du pape. Ce livre est écrit en italien. Je ne l'ai pas encore lu. L'on m'a dit qu'il y avait beaucoup d'invectives contre les propositions du clergé et ceux qui les soutiennent. » En racontant l'audience que le pape lui donna,.
i. Lettre du 27 juillet 1677 (Correspondane de Rome, t. CCLII, p. 178-179).
2. Le duc d'Estrées à M. de Pomponne, le 12 octobre 1677 (ibid., t. CCLIII, p. 135-138).