‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 239 sur 473 · Ibid., t. CCLXXV, l«r suppl. de 1681, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCLXXV, l«r suppl. de 1681, p

l'archevêque de Malines, et a répondu avec beaucoup de chaleur qu'il n'en ferait rien, qu'il était homme d'honneur et que Sa Sainteté pouvait chercher d'autres personnes que lui, si elle voulait qu'ils en usassent comme l'on lui avait déjà proposé touchant ce décret1 . » Le 6 août, Servient écrivit de nouveau : 4 On fait ici des violences aux jésuites par l'impulsion continuelle de Favoriti, qui profite de quelques divisions secrètes de leurs Pères d'ici, et qui, dans cette occasion, a écrit des lettres aussi cruelles pour eux qu'avantageuses aux jansénistes2. »

Il est donc clair que la curie n'aimait point les jésuites en général, qu'elle craignait leur influence et leurs visées ambitieuses, et qu'elle cherchait à enrayer leurs progrès. Quant aux jésuites qui faisaient partie de l'assistance de France à Rome3 , il était naturel qu'ils fussent traités par le pape en ennemis ou tout au moins en personnages odieux. En juillet 1682, le Père des Fontaines fut élu assistant de France, à la grande joie du duc d'Estrées, qui en fit l'éloge au roi dans sa dépêche des 13 et 15 juillet : « Sa personne et ses bonnes qualités, dit-il, sont si bien connues à Votre Majesté, qu'elle pourra juger que l'on ne pouvait pas faire un meilleur choix pour le service et les sujets de Votre Majesté. » Le duc renouvela cet éloge dans plusieurs autres dépêches. Il ne paraît pas toutefois que ce Père ait eu beaucoup à souffrir de la part d'Innocent XI ; son rôle effacé ou habile le garantit. Ce fut le Père Fabri qui supporta les coups. Il était en com-

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