Ibid., t. CCLXXV1, 2e suppl. de 1681, p
3. Les jésuites qui composaient l'assistance de France en mai 1689 et qui devaient rentrer en France sur le rappel du roi, étaient : le Père Fontaine, assistant; le Père Calvo, procureur; le Père Le Breton, réviseur; le Père Guibert, secrétaire; le Père Laguille, écrivain ou copiste, et le Frère Petit, compagnon du Père assistant. Des deux pénitenciers français, l'un, le Père Richeaume, devait partir aussi, et l'autre rester dans sa charge pour le secours des pèlerins de la nation. L'abbé d'Hervault à Croissy, le 17 mai 1689 (ibid., t. CCGXXVI, p. 156-160).
merceépistolaire suivi avec le Père de la Chaise, qu'il mettait au courant de toutes les intrigues qui se passaient au palais1. Il avertissait aussi le duc et le cardinal d'Estrées de ce qui concernait les affaires de France. Après une conférence qu'il eut avec ce Père touchant les urbanistes, le duc d'Estrées écrivit au roi, le 20 décembre 1678, qu'il était savant et zélé pour Sa Majesté2 . Le 13 mai 1682, l'abbé d'Hervault écrivit à M. de Croissy que le pape avait demandé à entendre ce Père sur la régale et qu'il l'avait écouté « avec quelques apparences de bonne intention. » « C'est, dit-il, un Père jésuite fort capable et duquel je juge impossible que vous n'ayez pas fort entendu parler pour le zèle qu'il a pour le service de Sa Majesté 3. »
Le Père Fabri conféra sur la régale en 1682 avec le cardinal de Luca, et parut croire aux bonnes intentions de ce dernier, ce qui ne dénote pas en lui une connaissance supérieure des hommes, à moins qu'il n'ait voulu faire à Rome ce que le Père de la Chaise, son ami, faisait à Paris, traîner les choses en longueur, gagner du temps, adoucir les questions au lieu de les résoudre, et préparer lentement le triomphe final de la papauté. Peut-être encore voulut-il faire oublier ses dissentiments avec ce cardinal, qui l'avait « persécuté » longtemps, et qui, en août 1680, avait réussi à le faire priver par le cardinal Ludovisio de sa charge de recteur de la pénitencerie de Saint-Pierre. Tout cet acharnement des cardinaux de Luca et Ludovisio contre lui fut approuvé par le pape et par le Père Oliva4. 11 est vrai que le duc d'Es-
1. Le duc d'Estrées au roi, le 3 août 1677 (Correspondance de Rome, t. CCLII, p. 192-206).— On lit dans une dépêche du cardinal d'Estrées, du 10 avril 1685 : « Le Père Fabri a coutume d'écrire au Père de la Chaise ce qu'il apprend. » (Ibid., t. CCXCIII,p. 431-414.)