‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 242 sur 473 · Ibid., t. CCLXXX, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCLXXX, p

4. Mémoire de Servient, le 19 novembre 1682 (ibid., t. CCLXXXII, p. 66-68).

5. Mémoire de Servient, le 3 décembre 1682 (ibid., p. 76-711).

derici qui détermina le pape à nommer Casoni aux charges qu'exerçait Favoriti.

Mais les d'Estrées, que le Père Fabri avait toujours servis, le protégèrent. D'après la dépêche du cardinal d'Estrées, du 17 décembre 1682, ce Père avait alors soixante-seize ans; il avait perdu sa place de préfet de la pénitencerie, par suite de la haine de Favoriti et de son dévouement envers le roi; aussi, pour le soustraire aux insultes, le duc d'Estrées lui avait-il donné le titre de théologien du roi; le cardinal d'Estrées demanda pour lui à Sa Majesté une pension de deux cents écus pour l'encre, le papier, les plumes, les copistes et la nourriture1 ; et cette pension lui fut accordée par une lettre de Sa Majesté, en date du 8 janvier 1683 2.

Donc, on peut conclure, d'une part, que les jésuites à cette époque n'étaient pas encore maîtres de la papauté; ils n'en étaient que les premiers serviteurs, les plus habiles, les plus insinuants, mais aussi les plus ambitieux et les glus dangereux; ils la servaient, pour mieux l'asservir, on commençait déjà à s'en apercevoir, et on s'enveloppait de méfiance à leur égard, sans oser cependant les écarter. D'autre part, plus ils acceptaient les lois civiles, s'attachaient à l'État et aux maximes de leur pays, plus ils étaient suspects au pape et détestés de la curie. Cette dernière conclusion, dont les hommes d'Etat et les gouvernements sages ne sauraient trop se pénétrer, ressortira avec une lumière plus grande encore, dans l'étude que nous ferons des rapports d'Innocent XI avec les jésuites de France.

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