‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 247 sur 473 · Ibid., t. GGLXXXVI, 1« suppl. de 1683, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. GGLXXXVI, 1« suppl. de 1683, p

frais faits, gagna plus de 150 000 écus en Espagne, et le cardinal Gara fa, étant nonce à Venise, donna à la République en 1657, à l'occasion de la guerre de Candie, la somme de 40000 écus, provenant d'une seule partie casuelle qui était échue à son greffe1. » En mai 1682, plusieurs cardinaux opinèrent qu'on ne pouvait honorablement résoudre les affaires de France que par un légat a latere ; « mais, écrivit l'abbé d'Hervault, ce dernier causerait une grande dépense à la chambre apostolique, et le saint Père considère quelquefois ces sortes d'inconvénients-làa. »

Pendant qu'Innocent XI économisait ainsi, il héritait de la fortune de son conseiller intime, lecardinal deLuca, mort en février 1683, et de tous ceux qui imitaient la générosité de ce cardinal reconnaissant. Mais surtout, non content de trop rares héritages, il maintint des taxes exorbitantes, par exemple, sur les bulles de confirmation. Le 27 décembre 1679, Servient écrivit de Rome : «Les abbés réguliers électifs, particulièrement de Citeaux, élisant des coadjuteurs cum futur a successione et ayant vu depuis quelques années V exorbitante de la taxe pour les bulles de confirmation, ces coadjuteurs élus, pour se rédimer de la vexation, se sont désaccoutumés de venir à Rome, et s'adressent pour leur confirmation au supérieur immédiat de l'ordre ou à l'évêque, ce qu'on ne saurait empêcher ici, quoiqu'on le souffre impatiemment à cause de Vintérêt bursal. » Ce renseignement termine un intéressant mémoire que Servient composa relativement aux pensions sur les bénéfices en Flandre. On y voit la cupidité de la cour de Rome. «La possession, dit-il, dans laquelle on s'est maintenu aux Pays-Ras, de n'admettre aucuns rescripts ni bulles venant de cour de Rome sans leplacel qu'ils appellent ou l'attache du prince

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