‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 265 sur 473 · Ibid., t. CCLXXXIII, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCLXXXIII, p

de violence, on n'a pas accoutumé de la refuser, et nous avons des exemples qu'on les a accordées à des personnes d'une bien moindre qualité; pour le diaconat, il n'en est pas de même, et je ne crois pas que le pape en voulût accorder la dispense1. » On voit que le cardinal ne met pas en doute le pouvoir du pape, et qu'il fait reposer toute l'affaire sur sa seule volonté.

« Avec des esprits aussi changeants et aussi artificieux que ceux des ministres qui gouvernent, écrivait encore ce même cardinal, on ne peut faire de fondement bien assuré... Comme il est nécessaire ailleurs, je puis dire à Votre Majesté qu'il ne l'est pas moins à l'égard des gens de ce pays-ci, qui se flattent tellement des avantages du temps et des longueurs qu'ils affectent dans les affaires, qu'ils se persuadent toujours en devoir attendre du changement ou de l'adoucissement2. » Il est vrai que le cardinal d'Estrées a écrit ces lignes à la fin du pontificat de Clément X; mais on voit qu'il parlait de la curie et des Romains en général. C'est lui qui a dit aussi « qu'on ne peut pas se fier, aux paroles et aux engagements d'un Romain et peut-être romanesque 3;... que le style assez commun à Rome est de se faire des révérences en se maudissant4; qu'à Rome on s'attache ordinairement à d'autres talents et à d'autres qualités que la sainteté 5 ; qu'il y a à Rome tant d'intéressés et de passionnés que, quoiqu'ils connaissent la vérité, ils y résistent et ne peuvent souffrir qu'on la leur montre6. » L'abbé de Rourlemont,qui fut si modéré envers la cour romaine, a pensé

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