Ibid., t. CCXCIII, p
et qui prennent avantage de la douceur et de la modération des autres l. »
Le marquis de Lavardin, dans sa dépêche datée de Rome le 27 janvier 1088, dit de la droiture qu'elle était une qualité « très rare en ce pays-ci *. » Il trouva que l'on avait à Rome des scrupules bizarres, mais « très peu de religion3,» attendu que « la religion était le moindre de leurs soucis, » et que Rome était « un pays où l'on croyait gagner les indulgences en pillant un Français, surtout un ambassadeur *.■ »
Dans un tel milieu, comment parler de loyauté? « La duplicité, écrivait le cardinal d'Estrées, est près que universelle en ce pays- ci '6. » — « Ces gens-ci, disait Servient, jouent presque tous deux personnages, et les actions entièrement secrètes et imprévues sont l'unique remède contre leurs infidélités 6. » Et encore : « C'est un grand art près du pape de discréditer adroitement une affaire par des raisons convainquantes pour un homme de son naturel, et de lui conseiller ensuite de la faire par d'autres raisons moins fortes, parce qu'on ne le dissuade point de sa première impression, et. qu'on lui fait croire qu'on n'a pas d'acharnement dans les affaires et qu'on change selon les intérêts du saint siège. Ce motif est malicieux... Ces gens-là ne peuvent assurément être surpassés ni à concevoir des malices ni à les mettre diligemment en pratique 7. » — Mmo de Bracciano ayant l'ait représenter chez elle le Tartufe en février 1685 8,