Ibid., t. CCCXII, p. 7-28; dépêche du 10 septembre
5. Le cardinal d'Estrées au roi, le 13 mai 1681 ; (ibid., t. CCLXXIII. p. 323-332).
6. Mémoire du 2 mai 1682 (ibid., t. CCLXXX, suppl. de 1682, p. 330-333).
7. Mémoire du 2 juillet 1682 (ibid., t. CGLXXXI, 2e suppl. de 1682, p. 60-64).
8. Mémoire du 17 février 1685 (ibid., t. CCXCV1I, suppl. de 1685, p. 28-35).
la pape se sentit blessé au vif: «Le pape, écrivit Servient, avait envie d'étendre encore le jubilé toute la semaine qui vient, pour cbâtier la représentation du Tartufe, qu'on n'a pas, je crois (?), représenté malignement, mais qu'on aurait pu et dû éviter, et qui n'était point à temps. Je ne sais ce que Sa Sainteté fera, mais elle en est fort irritée. » Et, quelques lignes plus loin, Servient ajouta que, pour punir Mme de Bracciano, le pape fit dire à Baldinotti,' l'un des principaux créanciers du duc de Bracciano, de réduire la rente d'un censo considérable qu'il avait avec ce duc; au lieu de 5 pour 100, le duc ne devait plus percevoir que trois et un tiers *.
A propos d'une objection que le prélat Slusius se permit de faire au pape, Servient exprima la crainte que cette liberté de Slusius ne l'empêchât de devenir cardinal 2, donnant à entendre que, pour parvenir au chapeau, il fallait penser ou du moins, parier comme le pape. De là ce « silence servile » que le cardinal d'Estrée, dans sa dépêche du 21 octobre 1687, reprocha aux cardinaux, silence « dont il m'est impossible, dit-il, de les tirer. » Ce cardinal voulait que Louis XIV usât de sa puissance pour leur inspirer quelque frayeur et pour leur faire « hausser la voix et rompre ce silence servile 3. » Lavardin reprocha aussi aux cardinaux d'être tombés dans une espèce de a létargie, » sous prétexte que parler au pape c'était « se casser la tête contre une muraille \ » Il les blâma plusieurs fois de n'oser parler, dans la crainte de se compromettre 5.
L'ambassadeur d'Espagne, qui était cependant au mieux avec le pape et avec la curie, exprima au duc d'Estrées, en juin 1677, le désir que la négociation de la
1. Mémoire du2i février 1685 (Correspondance deRome,p.ii-5-i).