‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 274 sur 473 · Ibid., p · texte numérisé non relu

Ibid., p

E. MICUAUD. I.

Après les intrigues déloyales et les roueries, paraissent la cupidité et les malversations. Cybo, cardinal secrétaire d'État, donna l'exemple. Bien que de nombreuses dépêches démontrent l'entente parfaite de ce cardinal et du pape dans toutes les intrigues contre la France, cependant il n'en est pas moins vrai que le pape l'accusa de trafiquer de toutes les charges de l'Etat ecclésiastique. Servient l'attesta dans sa dépêche du 17 février 1685, et ajouta : « Sa Sainteté a dit plusieurs fois que, sans l'opinion qu'elle a que le cardinal Cybo est agréable au roi, elle l'aurait peut-être éloigné du palais, sachant toutes ses menées, son avidité, ses détours, ses infidélités, jusqu'à confier les dépêches au maître de chambre du cardinal d'Estrées 4. » J'ai déjà cité l'accusation portée contre l'honnêteté de ses économies par l'ambassadeur d'Espagne -, accusation qui choqua non pas l'honnêteté du pape, mais sa cupidité et sa jalousie, et qui le rapprocha davantage^ selon Servient, de Favoriti et de Luca. Déjà, même en 1677, les cardinaux C)lonna et Gaspard Carpegna accusèrent Gibo et son administration 3.

Favoriti, le principal conseiller du pape, imita le cardinal secrétaire d'Etat. En voici une preuve, extraite de la dépêche du duc d'Estrées au roi, le 29 juillet 1682 : « Favoriti prenait certains droits pour les expéditions de la congrégation consistoriale dont il est secrétaire, qui pouvaient monter par an à trois à quatre mille livres, quelques-uns disent établies par lui et d'autres du temps d'Urbain VIII; mais quoi qu'il en soit, Sa Sainteté les

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