Ibid., t. CCXCII, p
4. Le duc d'Estrées au roi, le 19 novembre 1681 (ibid., t. CGLXXII ,
5. Servient à Croissy, le 16 juillet 1682 (ibid., t. CCLXXXf, p. 96-97).
Gallio, et elle en fut aimée. Les Odescalchi s'opposèrent à ce mariage, et la jeune fille fut placée d'abord dans un couvent de Corne, ensuite dans un de Milan. « Cependant l'amour continua, et ils en vinrent jusqu'à se faire une promesse de mariage par écrit, mutuelle et secrète, se promettant d'exclure toute autre proposition. » Mais, quand l'oncle fut pape, on fit entendre à la jeune fille qu'elle était devenue princesse et qu'elle pouvait avoir plus de prétentions. C'est alors que, touchée de ces flatteries, elle parla des billets échangés. Le duc ne voulut pas rendre le sien et fut fait prisonnier au château de Milan par ordre du prince de Ligne; il avoua alors que son billet était entre les mains d'un cardinal « qu'on croit être Boncompagno, son parent. » Servient conclut de ces faits que le pape voulait marier cette nièce à quelque prince de Rome L.
Le 25 mai 1677, le duc d'Estrées écrivit à Louis XÏV : « La nièce du pape doit être présentement mariée, à Milan, à un de la maison Borromée, dont le père est veuf. On prétend qu'il a beaucoup d'esprit et pour le moins 50000 écus de rente, ayant hérité des maisons des deux derniers cardinaux de ce nom, l'un fait par Innocent X et l'autre par Clément X 2. » Le duc d'Estrées était bien informé, et il confirma ce fait dans sa dépêche du 27 mai 1686, où il dit que la sœur de don Livio, qui avait épousé le fils du comte Borromée, en avait eu un fils 3. Mais cette nièce du pape, mariée en 1677, était morte en 1679 ; car le duc d'Estrées écrivit à Louis XIV le 29 août 1679 : « Il y a quelques gens qui veulent que Sa Sainteté songe toujours, nonobstant la mort de sa nièce, qui a renversé ses projets, à faire don Livio cardinal. Mais pour moi, je suis persuadé que l'on ne peut en parler que par conjecture 4. »