Le même au même, le 22 septembre 1677 (ibid., t. CCLIII
dot de la princesse Ludovisio l. » On voit, par ce détail, comment la dot tenait une place considérable dans les mariages, même au Vatican, et comment les inclinations du cœur et le sacrement y étaient relégués à un plan assez éloigné. Le pape, qui avait tenu pour nul le cœur du duc d'Alvito, pour nulle la promesse écrite de sa nièce à ce gentilhomme, tenait aussi pour nul le cœur de don Livio, qui n'aurait qu'une seule chose à faire, lorsqu'on le consulterait : consentir au choix et à la décision de son oncle.
Voyant que le pape ne se décidait pas pour son mariage, les courtisans le pressèrent de se décider pour le cardinalat, ne voyant pas d'autre alternative qu'une femme ou un chapeau. Le 11 mai 1678, Servient écrivit à Pomponne : « On travaille ici en bon lieu pour inspirer le dessein au pape de profiter de sa fortune en imitant seulement Pie V, que Sa Sainteté paraît s'être proposé pour le modèle de ses actions extérieures. On lui représente à cette fin... que, si Sa Sainteté déclarait don Livio cardinal avec douze autres, elle ferait ce que fit justement Pie V, qui déclara le cardinal Alexandrin son neveu et lui donna en bénéfices jusqu'à 35 000 écus de revenu 2. »
Pendant qu'on s'occupait ainsi de ses destinées en sens divers, don Livio, en septembre 1678, commençait à fréquenter le cours (corso), et, quand il le pouvait à la dérobée, il « épargnait si peu les œillades aux dames » qu'on le croyait, à l'inverse de la reine de Suède, ennemi des toilettes montantes et peu d'accord avec les mesures disciplinaires de son oncle. C'est l'abbé de Servient qui le jugea ainsi 3. Mais il paraît que, tout en ayant ces sentiments décolletés, don Livio trouvait le moyen « d'aspirer