‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 289 sur 473 · Ibid., t. CCLXXV, p · texte numérisé non relu

Ibid., t. CCLXXV, p

et honnêtes gens, c'était un avantage, et que l'on en devait bien remercier Dieu . » Il faut avouer que la leçon du cardinal était assez bonne.

En septembre, le cardinal d'Estrées écrivit à Sa Majesté : « Don Livio a pris la résolution d'être cardinal, s'il le peut; » il préfère le cardinalat au simple titre de prince romain; et, à la tête d'une si grosse faction, il pourrait faire la principale figure dans un conclave. C'est pourquoi le cardinal engagea Sa Majesté « à le ménager un peu K » Le 16 octobre, Servient manda à Croissy que le pape, depuis l'affaire de Casai, était fort troublé par l'intérêt de ses parents 2; le 29 avril 1682, il insista sur ce point et raconta que, pour embarrasser le pape, il s'était concerté avec le cardinal d'Estrées, et que celui-ci, dans sa prochaine audience, devait se plaindre à Sa Sainteté de ce que « ses parents, forcés par les Espagnols, fomentaient ses mauvaises dispositions sur toutes les affaires de France 3. »

Pour en finir avec toutes ces tergiversations ou pour leur donner une nouvelle forme, le pape sembla, en .février 1682, disposé à faire don Livio cardinal 4. Servient, loin de blâmer la promotion de « ce neveu si cher au pape, » comme il l'appelait, jugea qu'elle pourrait être utile à la France, tout en y mettant des conditions; mais ces conditions étaient telles, qu'elles tendaient à combattre et à empêcher cette promotion 3. Vers le 15 mars, le duc d'Estrées pressa le pape de faire cette promotion, dans le cas où don Livio ne penserait pas à se marier. « Sa Sainteté, dit-il, me voulut dire qu'il fallait que don Livio songeât

1. Dépêche des 10 et 15 septembre 1681 (Correspondance de Rome, t. GCLXXIV, p. 262-305).

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