Ibid., t. CCLXXX, p
4. Lecardinald'Estréesauroi,le6févrierl682(M.,t.CCLXXXIII, p. 55-61).
5. Servient à Croissy, le 29 janvier 1682 (ibid., t. CCLXXX, p. 69-72).
à son salut préférablement à toutes choses, et qu'il le pouvait faire plus aisément étant particulier et dans l'état où il se trouvait, que s'il en sortait; ce que je n'eus pas de peine à détruire; et la conclusion fut que lui et son neveu m'étaient obligés de l'amitié que j'avais pour eux1. » Quinze jours plus tard, le duc fit la même instance auprès du pape, qui lui en témoigna ses remerciements et sa joie"2. Le 9 avril, il écrivit à Louis XIV : « On est toujours persuadé, autant que l'on peut juger, de l'intention du pape, sans qu'il en ait encore rien témoigné ouvertement, qu'elle est de mettre don Livio dans la première promotion. Je sais que M. le cardinal Lauria en parla, il y a quelques jours, à Sa Sainteté, dans une audience qu'il en prit, sans venir à aucun détail, ou de le marier ou de le faire cardinal. »
Au commencement de juin, les nouvelles les plus diverses circulèrent sur ce sujet. Le 3, le duc d'Estrées écrivit à Louis XIV que don Livio était assuré d'être nommé cardinal à la première promotion. Le 4, le cardinal d'Estrées écrivit de son côté : « Le désir qu'a le pape d'établir son neveu et dont le cardinal de Luca a la principale confiance depuis la mort de Ricci, et que Sa Sainteté croit ne pouvoir faire avec honneur sans se décréditer dans la chaleur des démêlés qu'il a avec la France, le fait pencher quelquefois aux ouvertures du cardinal de Luca... Don Livio est persuadé que sa promotion et sa fortune dépendent de l'accommodement3. » D'autre part, on lit dans la dépêche de Servient, du même jour : « Je viens aussi d'apprendre que don Livio est désespéré. Je le sais par son confesseur, jésuite, et son intime ami. Il craint que les affaires de France ne se brouillent si fort qu'il n'y puisse avoir de remède, que sa maison n'en souffre, et que le cardinalat dont il était