‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 31 sur 473 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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raitbien Odescalchi comme le candidat des Espagnols, — mais qu'elle prétendait de proposer Grimaldi en même temps que lui, pour laisser au sacré collège le choix de l'un ou de l'autre. Aller sur ce fondement au scrutin, et convenir que tout le monde irait à l'accès en faveur de celui qui aurait plus de voix au scrutin. M. le cardinal de Bouillon prétendait que cette proposition ne pouvait être refusée raisonnablement par les Espagnols, parce que M. le cardinal Grimaldi n'est pas plus Français que le cardinal Odescalchi n'est Espagnol; et que, si l'Espagne la refusait, Y exclusion d: Odescalchi qui s'en suivrait ne nous pourrait être imputée1. »

Avis du cardinal de Bonzi, du 14 septembre 4676 : Ce cardinal est très embarrassé. « L'ouverture de M. le cardinal de Bouillon me touche, les réflexions de M. le cardinal de Rais m'effrayent, et les sentiments de M. le cardinal d'Estrées, qui se conforment fort à ceux de M. le cardinal de Bouillon, me rendent incertain dans mon avis... J'avoue que tout ce qui pourrait rétablir le cardinal Altieri dans les bonnes grâces du roi me flatte ' beaucoup, mais le zèle pour son service me touche encore plus. Les inconvénients que M. le cardinal de Rais, allègue m'arrêtent, et si j'avais à dire mon avis par obligation, je dirais qu'il n'y a pas de danger de faire les tentatives que l'on propose avec le cardinal Altieri et nos amis... M. l'ambassadeur me déterminera, s'il lui plaît...2. »

Billet de M. le cardinal de Retz au duc d'Estrées, 14 septembre 1676 : «... La dépêche du roi esta proprement parler une permission qu'il nous donne de concourir à Odescalchi.., en cas que nous ne puissions mieux faire... Nous ne pouvons espérer de faire mieux que par la jonction d' Altieri avec nous... Je suppose les offres (d'Altieri) pour sincères; je les crois telles par le grand et palpable

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