‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 310 sur 473 · Correspondance de Rome, t. CCLXXXI, p · texte numérisé non relu

Correspondance de Rome, t. CCLXXXI, p

2. Servient à Croissy, le 6 juillet 1683 {ibid., t. CCLXXXVI, p. 136-139).

n'en pénètre jamais rien1. » Evidemment, et les événements postérieurs ne l'ont que trop prouvé, le pape et le cardinal Cibo étaient au courant de l'intrigue et ils devaient en suivre les péripéties avec avidité. Toujours avec la même confiance, le cardinal d'Estrées écrivit à Louis XIV, le 18 avril 1684: «Nous cultivons toujours don Livio,mais sans empressement 2. » Cependant ces derniers mots « sans empressement » semblent indiquer qne la négociation n'a pas été pour les d'Estrées aussi avantageuse qu'ils l'avaient espéré. Le 10 février 1685, Servient écrivit expressément que les commerces de don Livio avec les d'Estrées continuaient toujours, et que le pape feignait de les ignorer, mais qu'il les connaissait. Servient, tout heureux d'avoir gagné ou cru gagner le confesseur de don Livio, fit, dans cette même dépêche, l'éloge de la capacité de don Livio et de son dévouement envers le roi de France 3.

Comme le duc d'Estrées parlait toujours favorablement de la promotion de don Livio, celui-ci parlait aussi favorablement des affaires de France, ou du moins il faisait dire au duc qu'il en parlait favorablement4. Vers la fin d'octobre, ayant appris de son oncle que le duc avait dit des choses aimables à son endroit, il lui fit dire dès le lendemain « que, s'il parvenait au cardinalat, il emploierait en toutes occasions tout ce qui lui serait possible pour le service de Sa Majesté. » Le duc crut son procédé « assez sincère5. »

A propos de la maison Bracciano, qui était persécutée par la cour de Rome et protégée par Louis XIV, don Livio écrivit, le 22 juin 1687, un billet dont le cardinal

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