‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 323 sur 473 · Ibid.f t. CCLXXXl, 2e suppl. de 1682, p · texte numérisé non relu

Ibid.f t. CCLXXXl, 2e suppl. de 1682, p

par divers incidents qu'il cita, et sur leur inimitié pour la personne même du pape,... aussi bien que les traverses qu'ils formaient au cardinalat de don Livio, pour éviter que la faction régnante n'eût un chef, dans le même temps que, tâchant de séparer l'Église de France et de se ménager les suffrages de la maison d'Autriche, ils en concevaient l'espérance de faire élever Favoritiau cardinalat et d'autres semblables esprits, et Asolin ou Ottobon à la papauté dans le conclave prochain, qu'ils souhaitaient manifestement d'avancer par les déplaisirs qu'ils voulaient attirer à Sa Sainteté, ce que les discours de la reine de Suède et de leurs émissaires prouvaient abondamment1. y>

Dès que le pape connut ces choses, il appela Favoriti et lui fit part des accusations du cardinal de Luca, sans craindre de verser par là de l'huile sur le feu. « Ce cardinal, lui dit-il, a assuré Sa Sainteté que l'opinion des gens les plus sensés, les plus fidèles et les plus habiles, était que ceux qui l'avaient conseillé jusqu'ici mériteraient une punition exemplaire, parce que ceux qui étaient cardinaux parmi ses conseillers avaient eu deux objets : l'un, d'embarrasser Sa Sainteté dans un différend étranger pour éviter le règlement de plusieurs désordres dans l'Etat, où les mêmes cardinaux, leurs parents et leurs adhérents étaient engagés, dont il cita des preuves; l'autre, encore plus détestable, d'exposer Sa Sainteté h tant de déplaisirs qu'elle en mourût de douleur, ou avant une entière rupture ou après qu'elle serait arrivée, pour se régler sur cet événement, parce que, si la rupture portait la séparation du royaume de France, ils croyaient que, par le secours des Espagnols, le pontificat aurait été entre eux trois2 ou quelqu'un de leurs dépendants, étant

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