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cette expédition. Mais, le 20 novembre, le cardinal d'Estrées signala an roi cette perfidie de Favori ti, « homme si envenimé et de si mauvaise foi t. » Le 29 janvier 1682, Servient (it savoir à Croissy que Favoriti prenait de plus en plus d'influence auprès du pape, au détriment de celle de Cibo h
Cependant Favoriti se plaignait à l'évêque de Grenoble de ce que le pape ne voulait pas accepter les propositions du cardinal d'Estrées, et il l'assurait de sa parfaite bonne foi avec Ricci pour émouvoir le pape et l'engager à sortir d'affaire 3. Or, d'après la dépêche du cardinal d'Estrées du 3 avril 1682, Favoriti, malgré les assurances qu'il avait taché de répandre en France par l'évêque de Grenoble, avait fait, dans la dernière congrégation, des propositions « violentes et extravagantes ; » il avait cherché à discréditer Ricci auprès du pape, l'accusant de partialité en faveur de la France ; il avait proposé au pape de déclarer nulle l'assemblée du clergé en France4. Donc, les contradictions de Favoriti étaient notoires, et par conséquent sa malhonnêteté évidente. Le cardinal d'Estrées pensa qu'il serait bon de montrer au pape les lettres dans lesquelles Favoriti se plaignait à l'évêque de Grenoble de l'obstination de Sa Sainteté ; mais Servient l'en dissuada pour plusieurs motifs, entre autres, parce que Favoriti « n'avait rien écrit à l'insu du pape, » et que c'était là « une finesse concertée » entre eux 3.
On lit, dans la dépêche du duc d'Estrées à Louis XIV, le 3 avril 1682 : « On ne peut pas douter que Favoriti seul n'empêche la sécularisation d'Esnay, dont j'ai eu de nouvelles connaissances. On nous a assuré aussi de bons