‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 398 sur 473 · Ibid., p · texte numérisé non relu

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Encore un manque de parole. Vers le 43 août, le cardinal d'Estrées se plaignit à Cibo d'un changement de procédé de la part du palais, malgré une convention arrêtée. « Il a écouté ces choses avec confusion, dit d'Estrées, et par un haussement d'épaules plutôt que par ses paroles, il s'est excusé sur l'humeur du pape l. » Or, pendant que Cibo parlait ainsi à d'Estrées et faisait retomber le manque de parole sur le pape, il était parfaitement d'accord avec le pape et avec l'ambassadeur d'Espagne. Servient, en effet, écrivit à Croissy, le 13 août aussi, que là façon dont le pape s'était exprimé sur l'affaire d'Esnay, affaire que Cibo avait promis d'arranger pour le mieux, avait « découvert que ce cardinal n'en avait point parlé malgré ses longues audiences, qui ne laissent plus douter de son intelligence avec Sa Sainteté 2. » Le 20, Servient écrivit encore que le marquis del Carpio avait reproché à Cibo d'avoir accepté des conférences avec le cardinal d'Estrées pour l'accommodement de la régale, mais que Cibo l'avait rassuré, lui disant que « cette députation ne produirait aucun effet pour l'accommodement3. »

Autres détails. Le 8 et le 11 août 1681, Cibo dit au résident de Savoie qu'il accepterait volontiers des conférences avec le cardinal d'Estrées sur la régale, sans que ce dernier lui remît des écritures ; mais, sur une lettre de Laury arrivée de Paris à Rome le 9, le pape changea d'avis et voulut que le cardinal d'Estrées remît des écritures. Là-dessus, écrivit d'Estrées, « le cardinal Cibo, qui agit toujours sans force et sans courage dès qu'il s'agit de s'opposer aux moindres mouvements du pape, a pris le parti de ne pas combattre sa volonté. » Le résident de Savoie manifesta sa surprise de ce procédé,, dans un mémoire daté du 19 août et envoyé le lende-

1. Le cardinal d'Estrées au roi, les 13 et 14 août 1681 (Correspondance de Rome, t. CGLXXIV, p. 170-180).

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