Le même au même, le 21 septembre 1678 (ibid., t. CCLYII
A. Le même au même, le 18 février 1679 (ibid., t. CCLIX, p 207- 208).
Ces trois cardinaux étaient la personnification de l'avarice et de la cupidité, même sordides. On lit, dans une dépêche du duc d'Estrées à Louis XIV, le 16 juillet 1080: « L'on prétend que M. le cardinal Ottobon reçoit de bonnes pensions des jansénistes ; mais je ne le tiens pas d'un assez bon lieu pour y pouvoir ajouter une enlière créance. Je dirai seulement qu'il est fort avare et qu'il a une grande application à amasser du bien 4. »
Dans un mémoire composé vers la fin de juillet 1680, le Père Cambolas le mentionna, avec Azzolini, Casanatta et la reine de Suède, comme un de ceux qui excitaient le plus passionnément le pape contre la France 2. Afin de précipiter les événements, il s'efforça de représenter à Sa Sainteté que le cardinal d'Estrées, par sa lettre touchant la régale, ainsi que par ses actes diplomatiques en général, ne cherchait qu'à amuser le saint siège et faire gagner du temps à Louis XIV 3. Dans l'affaire de Charonne comme dans celles de la régale, de l'assemblée du clergé, etc., il fut Tàme de l'opposition contre la France ; moins emporté que de Luca, moins affiché qu' Azzolini, Carpegna et Casanatta, plus dissimulé que Favoriti et Casoni, plus indépendant que Cibo, il fut le plus habile et le plus sérieux ennemi des opinions gallicanes et du roi de France. Il prit naturellement le parti de l'évêque de Pamiers contre Louis XIV, fut très triste de sa mort, et se montra persuadé à priori qu'elle était le résultat du poison, tant il avait peu d'estime de ses adversaires.
Le prélat de Luca, malgré ses ardeurs à faire prévaloir les doctrines romaines, lui parut encore trop modéré, et il alla jusqu'à le traiter d'hérétique. On lit, en effet, dans la dépêche du duc d'Estrées à Louis XIV, le 14 janvier 1681 : « M. de Luca a une affaire fâcheuse et dont l'abbé Favoriti et ses autres ennemis ne manqueront pas