Le même au même, le 27 juillet 1684 (ibid., p
7. Le même au même, le 27 janvier 1685 (ibid., t. CCXCIII, p. 219-227).
dans la question du vicariat général des dominicains, il se prononça aussi dans le sens agréable au pape, contre les intérêts français 4. Tant d'amabilités envers Sa Sainteté ne furent pas méconnues; aussi, le 26 juin, Servient écrivit-il à Croissy : « Je dois, par le zèle que j'ai pour le service du roi, avertir que, quelque nouvelle qu'on ait d'ailleurs, le parti d'Azzolini, d'Ottobon et de Gasoni se fortifie tous les jours près du pape 2. »
Au mois de juillet 1685, Ottoboni était tellement lié avec Casoni et l'abbé d'Enof, qu'il pressa le pape de faire une promotion et de les comprendre dans cette promotion3. Il voulut sans doute montrer au pape qu'il ne craignait pas de voir le sacré collège remplir ses vides, soit qu'il désirât effacer la mauvaise impression qu'il avait causée lors de la promotion de 1681, soit qu'il tînt une nouvelle promotion pour peu probable ou pour inévitable; si elle était peu probable, il ne compromettait pas ses intérêts en paraissant la désirer; et si elle était décidée dans l'esprit du pape, il faisait de nécessité vertu. Ottobon favorisa la cabale antifrançaise, même lorsqu'elle paraissait résolue à pousser tout à l'extrême ; il eut ainsi des relations amicales avec le Père Guillot, procureur général de l'ordre de Saint-Antoine, qui lui fournit des documents contre le droit de régale 4.
Au commencement de février 1686, il tomba malade et se guérit au commencement d'avril3; cet ébranlement de sa santé était une nouvelle chance pour le pontificat. En avril 1687, lorsque le pape eut la pensée de combattre par une bulle l'arrivée du marquis de Lavardin comme
1. Le duc d'Estrées au roi, le 19 juin 1685 (Correspondance de Rome, t. CCXCV,p. 278-288).