‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 434 sur 473 · Correspondance de Rome, t. CCXLVII1, p · texte numérisé non relu

Correspondance de Rome, t. CCXLVII1, p

2. Servient à Pomponne, le 27 octobre 1677 (ibid., t. CCLIII, p. 209-213).

3. Le duc d'Estrées au roi, le 29 août 1679 (ibid., t. CCLXII, p. 70-78).

A. Dépêche du 5 décembre 1679 (ibid., t. CCLXTII, p. 164-168).

5. Le duc d'Estrées au roi, le 19 décembre 1679 (ibid., p. 199- 202).

6. Servient à Croissy, le 26 juin 1680 (M., t. CCLXVIII, p. 363- 369).

7. Deuxième mémoire du Père Cambolas, 22 juillet 1680 (ibid., t. CCLXVi, p. 99-109).

régale, a l'on prétend qu'il s'emporta à un tel excès qu'il dit que le pape était un imbécille et un pusillanime1. » Il s'appliqua particulièrement à convaincre le pape que plus il était ferme, plus la France faiblissait, et que les menaces de Louis XIV n'étaient que pour effrayer les timides2. En réponse à toutes ces marques d'hostilité, Louis XIV se borna, dans sa lettre du 10 janvier 1681, à avertir le duc d'Estrées qu'il refusait toute marque d'estime à ce cardinal, vu sa mauvaise conduite envers lui3; cependant, sur les instances du cardinal d'Estrées, Sa Majesté demanda à ce dernier, le 20 février, quelles marques de mécontentement elle pourrait donner aux chefs de la camarilla, entre autres à Azzolin4.

Pendant que les d'Estrées songeaient à faire châtier Azzolini par Louis XIV, l'abbé de Servient songea à le gagner. Voyant la part considérable que ce cardinal prenait dans la tractation de l'affaire de la régale, il chercha à le mieux connaître afin de le combattre avec plus de succès. Et en l'étudiant, il trouva qu'il y aurait un grand avantage à se l'attacher. Voici ses raisons. Ce cardinal s'est fait écouter de trois papes, qui cependant lui étaient aliénés à leur avènement; il a exercé un grand pouvoir sous les quatre pontificats précédents; « son application est perpétuelle et sa pénétration peu commune; sa maxime est de mépriser les circonstances pour la substance ou le fond des affaires, de préférer ses véritables intérêts présents ou futurs à ses passions les plus vives, et de courir aux grandes aventures par le mépris des médiocres. » Donc, le gagner en servant ses intérêts serait une excellente tactique, d'autant plus qu'il exerçait une grande influence sur Favoriti. Mais la tâche était difficile,

1. Le duc d'Estrées au roi, le 24 juillet 1680 (Correspondance de Rome, t. CCLXVI, p. 112-119).

2. Servient à Croissy, le 8 janvier 1681 (ibid., t. CCLXXV, p. 17- 21).*

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