‹ Louis XIV et Innocent XIChapitre 462 sur 473 · Le même au même, le 15 septembre 1681 (ibid., p · texte numérisé non relu

Le même au même, le 15 septembre 1681 (ibid., p

4. Le duc d'Estrées au roi, le 10 septembre 1681 (ibid., t. CCLXXII p. 144-169).

5. Servient à Croissy, le 2 avril 1682 (ibid., t. CCLXXX, p. 231- 235).

à Sa Sainteté1; » puis, quelque temps après, le pape ayant consenti à une suspension des affaires de France, elle « s'emporta contre lui, comme s'il avait trahi l'Église et le saint siège, en ne les précipitant pas dans un abîme de maux2 ». La foudre étant tombée dans la chambre où se tenait la congrégation du saint office, près de celle où le pape était couché, la reine dit « que c'était un avertissement de Dieu pour le pape, sur la suspension avec la France, qu'elle a fort blâmée3 ».

Cette reine, qui se piquait de théologie comme de toute chose, avait des théologiens romains sous sa dépendance, à l'instar du cardinal Azzolini. Dans son audience du 16 août 1682, le duc d'Estrées se plaignit au pape de ce que Favoriti avait introduit, avec grand éclat et grand bruit, de pareils théologiens dans la dernière congrégation établie pour la régale4. Elle demanda, à cette époque, une audience au pape, pour le détourner de tout accommodement et même pour le pousser à une rupture avec la France; mais le pape ne la lui accorda pas5. Un de ces théologiens était l'archevêque de Rossane, à qui elle dit toute espèce de mal contre le clergé et le roi de France 6. La mort de Favoriti fut un coup pour elle; mais elle sentit la joie renaître en son coeur, lorsque le pape donna la charge de Favoriti à Casoni. « Votre Majesté, écrivit le duc d'Estrées à Louis XIV, n'aura pas de peine à juger de la joie de la reine de Suède et des autres mal intentionnés, qui regardent ce choix de Sa Sainteté comme une espèce de triomphe pour eux, et comme un moyen pour mettre le pape dans les engagements qu'ils souhaitaient

1. Servient à f.roissy, le 4 juin 1682 (Correspondance de Rome, t. CCLXXXI, p. 2-9).

2. Le cardinal d'Estrées au roi, le 25 juin 1682 {ibid.,t. CCLXX1II, p. 381-389).

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